Guide pratique · Les Précepteurs
Après une dictée, recopier tout le texte n’explique pas forcément les erreurs. Choisissez un point précis, faites retrouver le repère appris en classe et proposez une courte réutilisation. Le but est de comprendre pourquoi une correction est nécessaire, puis de vérifier si votre enfant sait l’appliquer.
Identifier une erreur et ce qu’elle révèle.
Retrouver le repère du cours.
Essayer dans une nouvelle phrase courte.

Choisir un point de travail
Avec votre enfant, regardez la correction donnée par l’enseignant. Distinguez un mot dont l’orthographe n’est pas connue d’un accord oublié ou d’une terminaison mal choisie. Ces erreurs ne se travaillent pas exactement de la même façon. Choisissez une difficulté liée aux apprentissages en cours plutôt que de transformer la dictée en une liste de toutes les règles de français.
Demandez : « À quoi as-tu pensé en écrivant ce mot ? » Cette question permet de comprendre la démarche, sans se limiter à compter les fautes. Un repère connu peut avoir été oublié au moment de relire ; un autre n’a peut-être pas été compris.
Pour un mot à apprendre : regarder, cacher, vérifier
Faites lire le mot dans une phrase et repérer ce qui mérite l’attention : une lettre muette, une double consonne ou une partie déjà connue. Votre enfant peut ensuite cacher le modèle, écrire le mot, puis comparer. S’il se trompe, identifiez la partie concernée avant de recommencer.
Réutiliser le mot dans une nouvelle petite phrase aide à ne pas confondre la mémorisation de la liste avec son emploi. Gardez la méthode demandée par l’enseignant lorsqu’elle existe, et adaptez la quantité au travail prévu et à la fatigue de l’enfant.
Pour un accord : faire apparaître le lien
Prenons « les petits chats ». Demandez à votre enfant de repérer le nom « chats », puis les mots qui l’accompagnent. Dans ce groupe au pluriel, « petits » porte aussi la marque du pluriel. Invitez-le à expliquer ce lien avec les repères étudiés, plutôt que de lui dicter seulement la lettre finale.
Pour le verbe, une autre question est utile : « Qui fait l’action ? » Dans « les chats jouent », retrouver le sujet aide à choisir la terminaison. Ne mélangez pas trop de difficultés dans le premier exemple ; la complexité pourra augmenter ensuite.
Une correction en trois étapes
Exemple pédagogique illustratif, non résultat d’un élève accompagné. L’enfant écrit « les petit chats ». Il repère le nom au pluriel, explique pourquoi l’adjectif change, puis corrige « petits ». Proposez ensuite « les grands chiens » sans lui annoncer la lettre à ajouter. Demandez enfin de relire une phrase de sa dictée à la recherche du même type d’accord.
Si la règle n’est pas retrouvée, revenez au cahier de classe. Si elle est expliquée mais oubliée à l’écrit, construisez une consigne de relecture courte : « Je vérifie les mots qui accompagnent le nom. » Cette consigne doit rester adaptée aux notions effectivement travaillées.
Éviter la séance punitive
Une correction doit aider à apprendre, pas devenir la sanction d’une mauvaise note. Arrêtez-vous sur un objectif observable : expliquer un accord ou réécrire un mot sans modèle. Valorisez l’utilisation du repère, même si d’autres erreurs restent à travailler.
Lorsque les difficultés sont importantes ou persistantes, partagez des exemples précis avec l’enseignant. L’accompagnement scolaire ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas une évaluation spécialisée si elle est recommandée.
Quand demander une aide ?
L’aide aux devoirs à domicile peut accompagner les leçons et les habitudes de correction. Des cours particuliers peuvent cibler une difficulté en français. Pour organiser le travail sans faire à la place de l’enfant, découvrez notre guide du CP au CM2.
Questions fréquentes
Faut-il recopier toute la dictée ?
Suivez la consigne scolaire. Pour l’entraînement à la maison, identifiez surtout ce que la copie doit permettre d’apprendre et vérifiez la compréhension du point choisi.
Comment mesurer les progrès ?
Regardez si votre enfant explique le repère et l’utilise dans une nouvelle phrase. Le nombre total d’erreurs peut varier avec la difficulté du texte ; il n’est pas le seul indicateur.
Préciser le besoin de votre enfant
Les accompagnements se déroulent à domicile à Paris et dans les huit départements d’Île-de-France, ainsi qu’à Lyon et dans une grande partie du Rhône, selon les disponibilités dans votre secteur.
Parlez-nous de sa classe, de votre commune et des difficultés rencontrées pour examiner ensemble les possibilités adaptées.
Rédaction : Johnny Schwertzig, directeur des Précepteurs.